La ségrégation par l’urbanisme
Lu consciencieusement 1940 fois, 3 ce jour-ciLa ségrégation par l’urbanisme est un sujet très épineux dans un pays qui prônent l’égalité. Donc pour dédramatiser le propos, je vais aujourd’hui vous compter la ségrégation à la sauce Clamartoise, avec une pointe d’humour… (sinon ce n’est pas drôle).

Photo d’une affiche publicitaire prise à la station RER Bourg La Reine
Mais c’est quoi au fait la ségrégation par l’urbanisme ? C’est parquer une population indésirable dans des quartiers bien loin du beau Paris et les laisser pourrir là-bas… Et vas-y qu’on en parle plus…
Donc revenons à Clamart… Clamart et son eau du robinet calcaire à plâtrer un estomac. Cette bonne vieille ville a vu naître mon premier béguin pour un mécanicien marocain de chez Midas…
Ah Clamart… J’y ai découvert la mixité raciale avec une bande d’amies pré-pubère d’origine serbe, arménienne, malienne, turque, marocaine, tunisienne et russe (il ne manquait plus qu’une représentante de la planète Pluton…) Ah Clamart, nul ne te reconnait lorsque je prononce ton nom, pourtant Yasser Arafat y a passé ses derniers instants et le Général de Gaulle a failli y laisser sa peau.
Clamart tu es un très bel exemple de ségrégation urbaine, celle décriée et critiquée par certains journalistes-justiciers. Tu abrites deux mondes très différents. Tu abrites à tes pieds, tous près de Paris, les plus nantis et tu caches en haut de ton plateau, les plus démunis. Clamart, tu as séparé radicalement deux mondes par une élément physique imparable UNE PENTE RAIDE d’1 KM penchée à 80°(très dissuasive). Clamart tu as laissé trois cités durant des années à l’abandon. Trois cités qui se sont forgées une réputation aussi difficile que le physique de Sim (qu’il repose en paix)…
Clamart tu abrites en ton sein un lycée générale de bonne réputation, car situé en bas de la vallée, chez les nantis. En première Littéraire, j’ai fréquenté ce lycée et au bout d’un mois on a voulu contre mon gré me mettre en STT, sous prétexte que je n’aurais jamais mon bac littéraire ( coupable de délit de peau noire, on ne voulait pas de moi au sein de la soi-disant élite ?*). J’ai dû m’exiler pour poursuivre mes ambitions… J’ai eu mon bac littéraire avec mention au lycée Mounier de Chatenay. Moi et le Bas-Clamart ne serons jamais amis.
Depuis que le maire socialiste est au pouvoir, on regarde un peu plus notre cité. Le maire vient dans les soirées maliennes et marocaines avec un tupperware pour ramasser quelques zalabia et du bon tchep bien gras, tape la discute avec tata M’changama et s’en va heureux avec son casse-dalle au riz. Les gens sont toujours aussi racistes en bas de la vallée mais nos cités sont bien plus belles et les jeunes moins révoltés.
La roue de la moralité : le plan banlieue n’a jamais été lancé et Fadela Amara est comme Lindsay Lohan au défilé Ungaro. Elle est là, on ne sait pas pourquoi.
* J’étais la seule noire sur 30 élèves
Ce post n’est sponsorisé ni par le parti socialiste ni par le Lycée Mounier de Chatenay, ni par l’association des amoureux du Tchep et du Zalabia…




