Ugly Sally a un entretien à Euro RSCG
Lu consciencieusement 875 fois, 1 ce jour-ciIl y a quelques semaines de cela j’ai eu un entretien avec THE agence de communication et de publicité, la sus nommée Euro RSCG. Ca en jette, hun, ouais gros ! Je me suis donc rendue à leur siège de Suresnes, stressée comme un rat, les cheveux ultra plaqué par du Pink Mosturizer et mes gros talons Minelli aux pieds.
L’entretien se passe avec Michel.G, le rédacteur en chef des projets éditoriaux de la boîte. Je m’annonce à l’accueil, Mr G. arrive la seconde qui suit. Tout sourire. Il veut parler d’entrée de mon blog. Oui Ugly Sally.
Voici le concentré de nos discussions :
Michel : Le sous-titre, “une jeune femme noire dans un monde dirigé par les vieux hommes blancs”, c’est agressif, non ? Vous vous opposez aux vieux hommes blancs.
Moi : Benh non, c’est pas une confrontation, c’est plutôt… heu… heuu… une non-confrontation. (je suis une quiche).
Michel: Oh, ok, en tout cas, moi je l’ai trouvé drôle votre blog, c’est sympa.
Moi: Merci
Michel: D’ailleurs je l’ai regardé de près, j’ai vu vos goût culturels, pas mal, belle sélection de films et le théâtre du paroxisme, j’adore ! Ma femme est prof de théâtre.
Moi: Oui j’aime beaucoup Fernand Crommelynck et surtout son oeuvre “les Amants Puérils“. (Ca l’a même pas étonné, Michel).
Dans un accès de confiance et d’esprit ouvert, Michel me demande si je fais de la voile ou du bateau. Heuuu… Comment te dire coco… Les noirs sont pas très présents dans les compétitions de voile, parce qu’un bateau ça coûte cher…. Je lui ait pas dit ça, mais c’était mignon de me demander sans préjugés aucun si je faisais de la voile.
Il a continué le questionnaire. Il m’a demandé si j’aimais l’écologie… les animaux… la mer… l’eau. J’ai essayé de me vendre au mieux. Il a été séduit puisqu’il m’a proposé le poste. Au moment de signer la promesse d’embauche à mon nom, il semblait perturbé. “Je dois en parler à la coordinatrice d’abord, peut être que ça n’ira pas avec elle…” dit-il. Mais pourquoi a t-il peur soudain. La coordinatrice est sa subalterne. C’est à lui d’imposer son choix, pas elle.
J’ai donc rencontré la coordinatrice, qui a été moins éblouie par mon CV. Mais comme Michel était là, elle a accepté l’embauche (plus ou moins). Je devais rappeler pour confirmer le début de mon contrat. J’ai donc contacté la coordinatrice, qui ne décrochait pas. J’appelais l’accueil qui ne passait pas mes messages. Au bout de 2 semaines. J’ai abandonné.
Fin de l’histoire… (c’est toujours la même histoire)





