Bienvenue dans l’âge ingrat : “Les beaux gosses”
Lu consciencieusement 18597 fois, 10 ce jour-ciL’âge ingrat est décidément en vogue en ce moment ! On assiste à une déferlante de séries et films traitant de cette période de notre vie aussi peu glorieuse que la défaite de Waterloo. Après “Entre les murs”, “LOL”, et la célèbre série Skins, Riad Sattouf nous livre une comédie sur l’adolescence qui ne laisse aucun répit à nos zygomatiques.
Mais le film “Les beaux gosses” c’est quoi ?
Ce sont les tribulations de Hervé, 14 ans, qui vit avec sa mère, une femme seule qui prend plaisir à taquiner son fils. Entre délire et premiers émois amoureux et sexuels, le jeune Hervé entouré de sa bande de pote (de bras cassés) part à la découverte de la gente féminine.
Voilà le topo, maintenant place à la critique…
J’ai riiiiiiiii, comme je n’ai jamais ri au ciné. Riad ne nous donne pas une seule seconde de répit. Les gags, les situations burlesques, les vannes s’enchaînent et se déchaînent. Entre les cours de gym qui se finissent à l’hosto, la dissert’ sur 50 cent et les accidents d’éjaculation précoce… Rien ne va plus… Et on adore. Cette comédie jamais graveleuse, jamais pipi caca portée pas des comédiens formidables (mention spéciale à Noémie Lvovsky qui était déjà merveilleuse dans Rois et Reine). On retiendra aussi Emmanuelle Devos comme directrice de collège, une vraie main de fer dans un gant de velours.
Michael Cera, l’un des meilleurs acteurs de sa génération (à côté Daniel Radcliffe c’est du pipi de chat)
Le jeune comédien Vincent Lacoste (Hervé) a su me faire oublier le temps d’un film Michael Cera, l’acteur de SuperGrave et d’Arrested Developpement. Un jeune américain qui excelle dans l’art d’interpréter un ado niaiseux et toujours hors du coup.
En conclusion tous les personnages de ce film sont touchants. Riad Sattouf a porté un regard sur ces êtres boutonneux et mals dans leur Adidas plus qu’attendrissant. On les aime ces ados oui on les aime parce qu’il y a quelques temps c’était nous.







