Bienvenue chez les pauvres - part 1
Lu consciencieusement 1348 fois, 1 ce jour-ci*La vue de mon balcon
La pauvreté ? C’est une maladie très répandue chez la femme noire. Je suis fauchée comme la tête du cavalier sans tête et je ne le cache pas. J’ai choisi d’évoluer dans le monde superficielle de la communication audiovisuelle. J’assume. Dans ce milieu la pauvreté fait peur. Surtout à Pauline Garnier, journaliste mode & beauté. Depuis elle cache son sac et me fuis comme le chikungunya. Elle a surement peur que je rackette son vieux Louis Vuitton qui date de la période pré-J.Lo.
Bref, être pauvre c’est surtout une scolarité chaotique en Z.E.P, (Zone d’éducation Pourrie). Petit récap pour les constipés du 16e arrondissement, une ZEP est un soi-disant établissement dans lequel grouille 50 “casos” au mètre carré. Un établissement où les professeurs nous prédisent un avenir gris caca-doigt. Mr E., prof de sciences naturelles avait l’habitude de dire qu’on finirait tous au chômage, bourrés devant “les Feux de l’amour”. En un sens il avait pas tort. Je suis au chômage, je sais que Cassie est morte et je bois du jus de raisin…
J’avais une prof d’espagnol qui était encore plus forte… Elle nous a ramené en cadeau, tenez-vous bien… un sachet en plastique du Corté Ingles ! (la version espagnol de la Fnac). But de l’opération : le faire passer dans toute la classe, l’observer, le palper et l’admirer. La classe devait vraiment faire pitié puisqu’elle s’attendait qu’on se prosterne devant le sachet. Un bout de plastique permet apparemment aux pauvres de voyager par le toucher, l’imaginaire… Ah le secret des sachets en plastiques… Soyez généreux, offrez-moi un voyage, envoyer-moi un sachet en plastique !





