I still had my magazines…
Lu consciencieusement 1124 fois, 1 ce jour-ciC’est la rentrée blah blah blah. Au lieu d’évoquer les enfants, leur morve au nez qui pend et leurs ongles sales, je vais vous parler d’éducation ou plutôt d’orientation. Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir une vocation ou un centre d’intérêt prononcé. Il est autorisé de n’être intéressé par rien (c’est pas grave ce n’est puni ni par la loi française ni la loi Européenne seulement pas la société). On peut être accro aux jeux télévisés de Lagaff ou collectionner les différentes variétés de fourmis, toutes les vocations sont dans la nature. La mienne c’est l’écriture. Je me rappelle du jour où ma mère m’avait offert une machine à écrire au BHV (le détail du magasin était important). Ce fut le commencement d’une envie, d’une vocation. J’écrivais tout le temps. Le matin avant d’aller à l’école et le soir après avoir niqué toute la bouffe dans le placard à biscuits et bu un litre de Tang. Madame Mchangama était fière (non pas de mon embonpoint). J’avais écrit ma première nouvelle à 10 ans. Elle s’intitulait Poumaïa (j’avais pas trouvé plus ridicule comme titre). J’étais aussi une mordue de magazines. Pas de Girls et autres torchons pleins de sheitaneries… Depuis toute petite je gardais précieusement tous mes magazines, en espérant un jour figurer dans l’ours. Même de celui de Modes et Travaux et Santé Magazine. Les magazines des hypocondriaques et des femmes au foyer désespérées. Bref, il y a une semaine de ça ma mère a déterré mes vieilles revues scientifiques et celles consacrées aux animaux… Décorticage du massacre journalistique dans la suite du billet…
Notez leur titraille accrocheuse…
leur sujet psychodramatique…
leur témoignage poignant…
leur rubrique sexo fournie…
et sans tabous…
ainsi que leur rubrique humour à se plier en 99 de rires…
Ah les années 90 et ses prix en francs, on en est nostalgique.
Cet article est un hommage à la rubrique de Chris Esquerre, un jeune humouriste talentueux qui officie au Grand Journal et dont j’ai été l’assistante durant 3 mois sur M6.











