La Justin Timberlakonite aigüe : la maladie du blanc qui veut être noir
Lu consciencieusement 6154 fois, 3 ce jour-ciComme vous le savez votre hôte est en quête de l’amour. Attention, pas n’importe lequel. L’amour, le vrai, celui qui vous fait fondre comme un cube Maggi dans du carri poulet. Bref, dans cette quête de l’amour aussi tortueuse, accidentelle et semée d’embûches qu’un film d’Indiana Jones, on fait de sacrées rencontres. Comme celle que j’ai faite récemment : une rencontre entre moi et un dénommé Franck. (Ca change de Sépharin, Désiré et M’changama). Oui, Franck est blanc. Jusque là rien d’exceptionnel, je suis pour le brassage des ethnies surtout si le brassage s’appelle Clive Owen… RE-bref. Franck est gentil, drôle, il vit dans le 12e arrondissement de Paris. On s’entend bien sauf que, sauf que… Il est atteint de la Justin Timberlakonite. Une maladie qu’on retrouve chez les blancs. Ca leur donne envie d’être noir.
J’explique : ils ne sortent qu’avec des métisses et des noirs, ils appellent tous les passants noirs, (ouech cousin et ouech mon frère…), il mettent leurs casquettes à l’envers, et répètent toutes les dix secondes, « j’aurais aimé être noir ».
Moi je réponds : « Non mais ça va pas être possible… ». Hormis le côté touchant mi-Eminem mi-Matt Pokora… franchement ça va pas être possible.
Premièrement, heu… tu veux être noir ? Ton appart de 60 m2 ouvrant sur une court, t’aurais été noir, même pas en rêve tu l’aurais eu… Tu veux être noir ? Même pas en rêve t’aurais eu ton poste d’I.T Manager chez HP. Alors j’ai envie de dire Pouët pouët camembert…
Trêve de plaisanteries… C’est vrai que nous les noirs on est tellement de la balle, tout le monde veut nous ressembler pour ressentir cet amour inconsidéré et incomparable pour la banane plantin… Mais quand même.
Du coup je l’ai rembarré en disant que j’étais déjà complexée pour deux et que je ne pouvais pas supporter quelqu’un qui ne s’assumait pas…
Il l’a mal pris. Je lui ai répondu du tac au tac : « Si j’avais crié que j’aurais voulu être blanche, t’aurais kiffé ? Non, je crois pas ?! ». Score du match : Sally 1 - Franck 0.
P.S : pourquoi cela fait-il bon genre pour un blanc de dire qu’il aurait aimé être noir, alors que l’inverse indigne ?





