The angry white man : “excuse me” would be nice !
Lu consciencieusement 1972 fois, 2 ce jour-ciLe sujet du billet est bien the angry white man. Le WASP “vénère” pour être plus clair. The angry white man, moi je l’ai enfin découvert à New York. Bien sûr j’en ai entendu parlé à travers les B.D de Roz Chast, les oeuvres de Philip Roth ou Jay McInerney, mais je l’ai enfin rencontré en chair et en os durant mon séjour à New York. Parce que The angry white man vit à New York principalement. Il est beaucoup moins virulent que le français “vénère”. Et c’est ça qui est drôle…
Fleur et moi nous nous promenions dans les rues de Brooklyn quand soudain à notre gauche survint une altercation entre deux hommes, le premier venant de rayer la caisse de l’autre. The angry white man bien sûr est vénère mais il ne laisse pas échapper sa colère d’ailleurs il ne crie pas. En fait le angry white man se contrôle (très bien d’ailleurs). Ce qui le fait devenir tout rouge et lui donne des yeux revolvers (il est en mode self control). Il assène à son assaillant un très posé : “excuse me, would be nice” et c’est tout. L’angry white man va ensuite manger seul à la pizzeria d’à côté (toujours en mode vénère). Et quand je lui demande à quelle heure ouvre le resto il me répond sans me regarder avec les dents serrées. Nice.
L’angry white man tu peux aussi le rencontrer sans le provoquer. En effet l’angry white man quand il aperçoit Fleur et moi perdues comme des abeilles en Antartique au milieu de New york avec notre plan de la big apple tout froissé comme un vieux ticket de caisse, CA L’AGACE ! Ca l’agaçe de voir deux looseuses chercher leur chemin alors que franchement se repérer dans New York quand on est parisienne ça devrait être facile. Alors qu’est ce qu’il fait l’Angry white man ? Il attend pas que tu lui demandes ton chemin, il fonce vers toi (littéralement) de ce fait tu ne le vois pas arriver. Tu vois surgir donc une grosse tête irrité te demander : “Vous cherchez quoi ? Vous voulez aller où ? Hein ?!!” Et toi un peu brusqué t’indique toute tremblante que tu veux aller sur Bleeker St. Et là, il t’indique très clairement en 3 secondes chrono le chemin à prendre sans un sourire, la mine renfrognée, avec un regard fixe et menaçant qui veut dire : “t’as compris espèce de tebê ?” Et là tu veux le remercier mais le mec s’est déjà carapaté. Et toi t’es chamboulé parce que tu te demandes si c’est de la gentillesse (ou bien quoi?). Assez chelou. Mais au moins on a trouvé notre chemin…
P.S : l’angry white man tu ne le vois jamais exploser mais quand il explose il sort son M-sixteen. Sans déconner vaut mieux pas être dans les parages à ce moment là…





