Mais de qui se moque ELLE Magazine ?
Lu consciencieusement 3360 fois, 2 ce jour-ciHélène, Mannequin chez Idole / Tiguida & Clémentine chez People International
Le ELLE français a eu le culot de publié un des articles les plus hypocrites que j’ai jamais lu. Le voici :
“Après huit années de gouvernance Bush, la société américaine est devenue tellement conservatrice que, pour obtenir un emploi, il faut être comme tout le monde. Autrement dit, avoir les cheveux lisses et longs ! Toutes les femmes noires célèbres sont coiffées comme ça bien que, en principe, leurs cheveux ne poussent pas comme ça !”
Ugly Sally : ELLE nous prend pour des buses ? N’est-ce pas la même chose en France ? Ne serait-ce pire, puisque que le racisme s’étend à nos noms de familles étrangers qui sonnent “faux”. En ce qui concerne la chevelure des afro-américaines systématiquement défrisée, en France nous avons en plus de ça, un problème lié à l’utilisation de produits éclaircissants. Et Audrey Pulvar ne présente pas le journal avec une afro, à ce que je sache. A force de montrer du doigt les américains, ELLE veut cacher le fait qu’en France la situation est la même.
“Le standard de beauté en Amérique, c’est la femme blanche. Hélas, la mode et la beauté reflètent la société et, dans une société prise de panique, tout le monde penche du côté dominant. Même “Ebony” ! » Alors, raciste, la mode ? « Bien sûr, répond Harriette Cole. Il y a du racisme dans le monde, et la mode ne fait pas exception puisqu’elle reflète le monde. Mais, quand Barack Obama sera élu Président des Etats-Unis, le monde ne sera plus le même. » Il faut l’espérer.
Décidément cet article est vraiment hypocrite, le standard de beauté en France est aussi la femme blanche. Et si l’idéal de beauté est la femme blanche, le coupable n’est pas le gouvernement (arrêtez d’accuser le voisin !). Le coupable est plutôt ces images de femmes russes blondes et longilignes de 15 ans choisies exprès par les magazines, un idéal de jeunesse qui rendent les femmes occidentales hyper-consommatrices (de produits allégés & co) et malades de régime. “On court toujours après ce qu’on ne peut atteindre”. Le monde de l’édition l’a bien compris. Mais ça, ELLE ne le mentionne pas…
Je continue mon plaidoyer. Je ne comprend pas cette théorie vaseuse de “panique et de dominant”. Si Ebony est passé d’un magazine pour femmes noires à un magazine multi-culturel, c’est à cause d’un sentiment d’infériorité qui veut que la femme noire “ne suffit pas”. Qu’il faut donc palier avec des photos de latinos, d’asiatiques, d’occidentaux etc…
L’hypocrisie atteint son paroxisme au moment où ELLE veut faire croire que si les mannequins noirs ne travaillent pas, c’est à cause du voisin, la mode ! Alors que justement l’industrie de la mode, riche de milliards d’euros, dépend à 100 % des magazines ! Une mode dont les femmes noires sont très consommatrices. Alors de qui se moque-t-on ? Les éditeurs ne veulent tout simplement pas “polluer leur magazine avec des femmes noires”. Pire, ils pensent que les photos de femmes noires vont faire fuir leur lectorat. Ils supposent donc que la population française est trop raciste pour accepter ce genre d’évolution. Intéressant… Si c’est la vraie raison, pourquoi ne pas le dire ainsi. Au lieu de faire un article au constat flou où tout le monde accuse tout le monde. Vaut mieux ne rien écrire quand tout le monde connait la vérité : les magazines vendent aux femmes du rêve, un rêve préfabriqué qui pousse à consommer 10 kilos de yahourts taillefine et 10 litres de crème anti-rides. Et si 10 kilos de crème de cellulite plus tard on ne ressemble toujours pas Svletlana Kurkilova. Tant pis. Ce qui compte c’est qu’on les ai acheté ces 10 kilos de crèmes. Mais ça bien sur le ELLE ne le dira jamais…
La roue de la moralité : Avec l’élection d’Obama et le Vogue Spécial femmes noires, pour ne pas être OUT, ELLE se devait de faire un article où il se sentait faussement concerné par les femmes noires. Un article qui n’est en fait qu’un constat, du blablah qu’ELLE a déjà fait en 2002, puis 2004 et en 2007…







