Les anglo-saxons 1 - Les français 0 ?
Lu consciencieusement 10764 fois, 2 ce jour-ciAujourd’hui je vais vous parler d’un sujet épineux. La discrimination raciale en Europe. Attention ceci est un billet hautement polémique. Toute personne ayant récemment ressenti une quelconque haine envers “les étrangers qui mange tout notre riz”, veuillez vous éloigner de ce billet. Je répète, veuillez vous éloigner de ce billet. Immédiatement !
Aujourd’hui Je choisi de vous parler de discrimination raciale. Bien que ce sujet ne m’amuse guère. Il se trouve que je suis une loser en recherche d’emploi. Et en tant que noble bénéficiaire des ASSEDIC, je me pose des questions. Quelles sont mes chances de retrouver un emploi avec un nom tel que Fatoumia M’changama ? Quelles sont mes chances de trouver un emploi avec mon diplôme en communication de l’Université Paris 25 d’Aulnay Sous Bois ? None… ? Je vais poser la question autrement.
Quelles sont mes chances de trouver un emploi en m’expatriant en Angleterre ? Oui ça change tout… Vois-tu cher lecteur, peut-être l’ignores-tu, mais avec ma tête à la Kunta kinte*, je trouverais surement un emploi chez les anglo-saxons.
*Kunta Kinte est le personnage principal du roman Racines d’Alex Haley.
Pourquoi ? Ca ne s’explique pas. Oui, la mentalité y est différente. “Ils ne sont pas moins racistes qu’en France”, me confie ma mère. “Ils pensent pratique. Tu veux travailler ? T’es motivée ? Il déteste tes cheveux crépus et ton nez ratatiné, mais les anglais sont pas là pour copiner. Tu veux travailler ? Il vont te donner le job“. Je prenais ma mère pour une parano, qui se victimisait. J’avais 10 ans. Maintenant à 25. Je suis moins naïve. J’essaye de faire mon trou dans ce monde sans me dire que c’est foutu d’avance. Ma mère me regarde galérer, l’air triste. Elle regrette son discours défaitiste. Mais elle avait raison.
En Angleterre, dans la rue, dans le bus, dans les magasins, je me sens bien. On ne me regarde pas mal. Dans un excès de confiance je vais même pousser les portes des boutiques de luxe et haut de gamme, Gucci, Tommy Hilfiger, Vivienne Westwood, Marc Jacobs, Zac Posen. Choses, que je n’aurais jamais faite en France. Là-bas je ne suis pas entièrement une alien. Je ne suis pas une potentielle voleuse. Je ne suis pas une femme noire. Je suis une cliente. La différence.
P.S : Ce post est un hommage au différent qui a opposé Oprah Winfrey à la boutique Hermès France. En effet les membres du personnel l’ont viré un jour de juin 2005 de leur magasin comme une mal propre. Benh oui… Ils n’ont pas l’habitude de voir des noirs avec de l’argent. Détails de l’incident ici





