De la provocation…

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affiche De la provocation...

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Affiche vandalisée dans la salle de pause du Carrefour Market (où je travaille)… Quelqu’un a collé le visage d’un homme noir sur la tête de la femme (blanche) au milieu de l’affiche en pensant que le poster ne représentait pas assez justement les employés de la chaine de supermarché (qui est en réalité majoritairement composée de noirs, d’arabes et d’indiens). Je l’ai photographié avant que le directeur du magasin ne l’enlève.

Aujourd’hui les enfants je vais vous parler de provocation. Qu’est ce que la provocation ? Et bien la provocation c’est selon plusieurs dictionnaires, l’art de provoquer… Oui mais bon, dans notre bonne vieille société occidentale, provoquer, cela veut-il encore dire quelque chose ? Explications…

Si d’aventure  je disais sur le canapé de Michel Drucker : “j’ai des sécrétions vaginales tellement acres que des fois ça sent le poisson pané”. C’est de la provocation, certains diront… Au même titre qu’un des perdants de la Nouvelle Star qui déballe en prime time, qu’il a envie de faire caca. C’est déguelasse, on feigne de s’offusquer, oui mais ça va pas très loin. Pourquoi ? Parce que la provocation, comme nous l’avons toujours connu, nous les moins de 30 ans est directement associée à notre mode de consommation. Aujourd’hui être provocateur est un argument marketing, les chevaliers de l’apocalypse que sont Lady Gaga, Nicolas Sarkozy (quand il menace au karcher) et certaines candidats de l’émission “les Z’amours” nous le prouve très bien. La provocation est devenu un produit de consommation, une manière d’acheter du temps de cerveau disponible.

Or la VRAIE provocation c’est Tristan Tzara giflant ses spectateurs, Gainsbourg brûlant un billet de 500 francs, Coluche se présentant aux élections…

Pourtant aujourd’hui la société de consommation s’est complètement appropriée son pire ennemie des années 50-60, le rebelle et marginal instigateur de la contre-culture (Henry Peter Fonda dans Easy Rider). Avec l’avènement d’internet & de la culture rock, l’idéal sociétal n’est plus le vieux modèle de businessman dans sa tour d’argent mais le créatif bohème rebelle et geek qui crèche à Montmartre. Un être insoumis, hédoniste & rebelle buvant du Coca-Cola est né. Toutes nos valeurs de liberté de pensée résumées dans une bouteille en plastique avec un logo rouge. On se retrouve donc avec de la provocation sauce grande chaîne où les vieux modèles de businessman symbole de l’ancien capitalisme (patron de médias puissants) mettent en place Eric Zemmour et Eric Naulleau pour dézinguer des invités pendant que Besancenot symbole de la gauche radicale se vautre sur le canapé de Michel D.

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Dans les épisodes précédents de Ugly Sally...

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