Le portrait de la semaine : Sakina M’Sa, une styliste talentueuse et généreuse
Lu consciencieusement 3107 fois, 2 ce jour-ciStyliste de mode, Sakina M’sa ne se contente pas de créer des vêtements. Dans sa maison de couture d’insertion, elle aide des femmes sans emploi à remettre la main à l’aiguille. Et encourage les jeunes des cités (et du 93) à croire à leur talent.
Née aux Comores en 1972, Sakina M’sa est arrivée en France, à Marseille, à l’âge de 7 ans. Au collège déjà, elle organise un défilé de mode en fin d’année scolaire. Les mannequins étaient mes copines… Je ne savais pas coudre raconte-t-elle. En classe, elle aime la poésie, l’histoire, la géographie. Mais son mode d’expression à elle, c’est le vêtement. Elle suit des études de stylisme à l’Institut supérieur de la mode, un apprentissage chez une costumière… et se lance dans un travail de création très personnel, organisant des défilés dans des usines, des bains-douches, des cabines téléphoniques, des cafés.
On remarque son talent, elle gagne bourses et prix, ce qui ne l’empêche pas de connaître la galère et les petits boulots avant d’arriver, à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis (93) où elle installe son atelier. Elle est depuis, une styliste réputée et reconnue dans la profession.
Elle crée un atelier d’insertion par la couture, l’association Daïka. Des femmes issus de l’immigration et sans emploi y apprennent non seulement à coudre (ce qu’elles savent souvent déjà), mais à s’y exprimer en créant de véritables collections qui peuvent être présentées dans des défilés de haute couture et commercialisées. Car chez Sakina M’sa, l’ambition sociale va de pair avec l’exigence culturelle et professionnelle. Dans cette maison de couture d’insertion, on veut produire des vêtements dans les règles de l’art des grands ateliers.
Voici le site de Sakina Msa et le lien de sa boutique en ligne ici
Source : reussirmavie.net







